Travelingue

Les Précieuses ridicules sous le Front Populaire.
Un coiffeur, chef occulte du gouvernement.


Marcel Aymé
Œuvres romanesques complètes
La Pléiade III (pp.145-329)


Le contexte


Travelingue
 a été publié en feuilleton dans 17 numéros de Je suis partout du 20 septembre 1941 au 17 janvier 1942, puis chez Gallimard (achevée d’imprimer en novembre 1941.

Marcel Aymé qui ne partage pas du tout les idées de ce journal, a répondu à l’invitation de son rédacteur en chef, Robert Brasillach, qui fut un des premiers critiques à reconnaître ses talents littéraires lors de ses débuts dans  les années 20.

A la même époque, il écrit les dialogues du film ‘‘Nous les gosses’’ réalisé par Louis Daquin, syndicaliste et militant communiste engagé dans la résistance. Ce film, un des premiers réalisé sous l’Occupation, véhiculait un message d’espoir. Marcel Aymé participera à deux autres films du même réalisateur durant l’Occupation.


Les thèmes


Le roman a pour cadre l’époque du Front populaire en 1936 avec les manifestations de rue, les grèves et les occupations d’usines.Il décrit le milieu de la haute bourgeoisie industrielle confrontée aux mouvements sociaux.

Il s’agit également d'une comédie de moeurs et d’une satire du snobisme intellectuel chez des passionnées de cinéma.

La seconde partie du roman aborde le thème du pouvoir occulte incarné dans le personnage du coiffeur Félicien Moutot, véritable éminence grise, que les membres du gouvernement viennent consulter régulièrement, le soir en secret, dans son arrière-boutique.


Synopsis


Au cours d’un repas de famille, M. Lasquin, propriétaire et directeur d’usine, décède en prononçant le prénom d’Elisabeth, sa maîtresse secrète.

Sa succession est problématique car son gendre, Pierre Lenoir, qui vient d’épouser Micheline, préfère la course à pied à la direction d’usine. Tout ceci dans un contexte d’agitation, de grèves, d’occupation d’usines sous le gouvernement du Front populaire de 1936. On choisira finalement son frère Louis Lenoir pour reprendre la direction des affaires.

Parmi les proches de Mme Lasquin fréquentant la famille, figurent un cousin, Luc Pontdebois, romancier catholique, et son frère, Alphonse Chauvieux, ancien militaire, travaillant à l’usine.

Bernard Ancelot, un ami de Pierre Lenoir, amoureux de Micheline, est d’une famille plus modeste dont le père, possède une officine aux activités financières douteuses et dont la mère et ses trois filles, passionnées de cinéma, sont d’un snobisme sans bornes. Ces dernières font salon et reçoivent entre autres Johnny, un snob, homosexuel notoire et son protégé, le jeune boxeur Milou.

Cette comédie de mœurs met en scène l’amour silencieux de Bernard pour Micheline - la liaison de Chauvieux avec Elisabeth Malinier, l’épouse d’un camarade de régiment, et la mystérieuse maîtresse de feu M. Lasquin - les multiples expériences sexuelles des sœurs Angelot, l’aventure de Micheline et Milou - etc.

Enfin, entre en scène le coiffeur, Félicien Moutot qui reçoit, le soir discrètement dans sa boutique, les ministres du gouvernement venus chercher ses conseils et ses prises de décision. D’autres personnes sollicitent son aide : M. Lenoir père, pour des questions de stratégie industrielle et de placements financiers, Luc Pontdebois pour obtenir la cravate de commandeur de la légion d’honneur, etc.

Le roman achève sur une énigme policière : Milou, le boxeur séducteur d’une sœur Ancelot et de Micheline, est assassiné à la sortie d’un meeting politique. Les soupçons se portent sur Bernard, puis sur Chauvieux. Finalement un certain Victor Leblanc, trafiquant de stupéfiant, est arrêté : Milou avait également séduit sa femme.


Les personnages


Ce roman met en scène ou cite plus simplement près de 150 personnages parmi lesquels une vingtaine de personnages principaux.
 (Par ordre d’apparition dans le roman)

Sept grosses têtes de l’industrie lourde, cinq personnes nobles, un ministre et deux généraux ont assisté au mariage (p.147)

M. Lasquin
 : le père de Micheline 50 ans, chauve, teint vif, etc. (p.147)

Pierre Lenoir
 : le gendre de M. Lasquin (p.147)

Mac Ardell : le trois-quart de l’équipe d’Ecosse, rencontré en Egypte, cité par Pierre Lenoir (p.148)

Micheline Lasquin (héritière des Lasquin, épouse de Pierre Lenoir): assise à côté de
Bernard Ancelot (p.148).

Bernard Ancelot
 : 24 ans, visage agréable et sérieux, presque triste, ami de Pierre Lenoir (p.148)

Mme Lasquin
 (prénommée Anna) : mère de Micheline (p.149)

Luc Pontdebois
 : le grand écrivain, romancier catholique, chétif à grosse tête, cousin germain de Mme Lasquin (p.149)

Roger Lasquin : 14 ans, frère de Micheline, peu ouvert aux choses de l’esprit (p.150)

Alphonse Chauvieux
 : 45 ans, taille moyenne, épaules et cou puissants, frère de Mme Lasquin (p.150)

Victor : le maître d’hôtel vient annoncer que la cuisinière a eu des problèmes avec le canard pas assez cuit (p.153)

Elisabeth : nom prononcé par M. Lasquin mourant (p.154)

Une amie de pension et une vieille cousine rabâcheuse : tenant compagnie à la veuve (p.155)

M. Lenoir : beau-père de Micheline, patron d’usines dans la Moselle (p.156)

Ladoumèque dont une photographie dédicacée est accrochée au mur dans la chambre des jeunes époux (p.158).

La femme de chambre qui apporte le courrier à Mme Lasquin (p.160).

La cuisinière qui confiait souvent ses malheurs à Mme Lasquin (p.160).

La comtesse Piédange qui confiait également ses malheurs à Mme Lasquin (p.160).

Mae West : l’actrice américaine dont le jeune Roger gardait une photo (p.165).

M. Louvier : l’administrateur de l’usine Lasquin (p.166).

Une vieille petite dame à voilette, tenant son pékinois sur le bras, crie « A mort le Blum ! » (p.169).

Malinie
r : camarade de régiment de Chauvieux arborant une cocarde tricolore dans la foule de manifestants (p.169).

Le petit galonné de l’Intendance à la gare d’Amiens, mouché par Chauvieux, dans le souvenir de Malinier (p.170).

Deux garçons d’hôtel en gilet rayé buvant au comptoir du petit café (p.170).

Un collègue de Malinier employé à la compagnie d’assurance ‘‘La Bonne Etoile’’ (p.170).

Le père de Chauvieux décédé alors que ce dernier militaire en Syrie refusa l’héritage, dans le souvenir de Malinier (p.171).

M. Longlier, président du conseil d’administration de la compagnie d’assurance ‘‘La Bonne Etoile’’ (p.172).

Quelques vieux académiciens se sont indignés de ce mauvais goût (p.174).

La duchesse de Viorne a placé par snobisme un chromo dans son salon (p.174) et la femme d’un célèbre marchand de tableau est sur le point d’en faire autant.

Le chauffeur : vient chercher les joueurs de tennis à midi moins le quart pour les ramener rue Spontini (p.178).

Les ouvriers de chez Renault ont occupés l’usine (p.178).

La mère, les filles et le père de Bernard évoqués (p.179).

Les sœurs Ancelot 
: Germaine, Mariette et Lili Ancelot (sœurs de Bernard), Mag une de leurs amies, une dame au visage mûr et sévère, un acteur de cinéma, réunis au salon des Ancelot (p.180).

Baguet, l’opérateur de ‘‘Ciné-Actualités’’ cité par Lili (p.181).

Un ouvrier de chez Renault jouant de l’ocarina parmi les grévistes (p.181).

Une petite femme rousse se polissant les ongles en les frottant sur sa jupe (p.181).

Alfred un ami de Mag cité par celle-ci (p.181).

Johnny
 de son vrai nom Auguste Legrain : 60 ans, chauve, doux, affable, notoirement homosexuel (p.182).

Milou
 (Mimile Lanoire), jeune boxeur, protégé de Johnny qui le recommande aux sœurs Ancelot (p.183). Il écrira sous le pseudonyme d’Evariste (p.270).

Léonard Ancelot
, le père, rentre du bureau (p.184).

La bonne de la famille Ancelot qui accueille le chef de famille (p.184).

Fréhel : chez Malinier la radio dévidait en sourdine une chanson de Fréhel (p.187).

Gilbert (4 ans) : regarde par la fenêtre chez Malinier (p.187).

Un homme qui s’arrête pour allumer un cigare puis rejoint sa fille et son épouse (p.187).

Les chefs révolutionnaires (Métèques, Juifs et Levantins) imaginés par Malinier (p.187).

Elisabeth Malinier
 : très jolie femme, de 20 ans plus jeune que son époux (p.188).

Le voisin du dessus, gros homme avec un chapeau melon (p.188).

M. Papulet : directeur de la comptabilité de la société d’assurances ‘‘La Belle Etoile’’ dans les rêveries de Malinier (p.189).

Jacqueline (2 ans) : la fille des Malinier (p.190).

Une petite brune, ramassée, très en fesse : l’actuelle maîtresse de Pontdebois (p.192).

Une jeune paysanne des bords du Don et son mari : personnages d’un film de propagande soviétique auquel assiste la famille Ancelot et ses amis (p.196).

Alfred : ami de Mag, qui assiste au film soviétique (p.197).

Son père, croque-mort rhumatisant, et sa famille (huit enfants), évoqués dans les souvenirs de Milou (p.197).

Noël : petit vieillard alerte, à l’œil rusé, valet de chambre de Pontdebois depuis seize ans (p.204).

M. Duperrin : journaliste qui demande à Pontdebois de lui donner au téléphone un article sur la situation (p.206).

Le poète à barbe et les deux dames de l’Odéon invités à déjeuner par le passé (p.207).

Louis Lenoir (30 ans) : frère cadet de Pierre et second fils du beau-père de Micheline (p.210).

Le coiffeur qui tient boutique près de la gare de l’Est dont Lenoir a engagé un neveu dans son usine (p.211).

Deux ouvriers en venant aux mains entourés d’un cercle de collègues (p.216).

Oudin : le contremaître qui n’est pas intervenu pour séparer les deux bagarreurs (p.216).

Le chef des services du camionnage qui se plaint des délais allongés pour les livraisons sur Paris (p.217).

Louvier (60 ans) : le directeur de l’usine Lasquin (p.217).

La femme de ménage du 9 rue de Phalsbourg, évoquée par Chauvieux (p.221).

Les camarades de lycée du jeune Roger Lasquin : son meilleur ami, petit cousin d’un ministre de Léon Blum – un condisciple qu’il déteste est  de tendance Action française (p.227).

Le chef du service contentieux à qui Chauvieux demande, à titre personnel, qu’il enquête sur M. Ancelot, père de Bernard (p.229).

Léonard Ancelot
 (53 ans) : père de Bernard, objet de l’enquête, tient une agence de renseignements financiers (p.229).

Les Provignon, les La feuillette, les Falempin avec leurs dames et leurs enfants : seules relations que Léonard Ancelot exceptera dorénavant chez lui (p.232).

L’oncle Eloi des Lancelot qui habite à Courbevoie, cité par Léonard Ancelot (p.232).

Valdor : un écrivain qui fait partie du cercle de filles Ancelot, cité par Germaine (p.234).

Jack Hougton et Nora Beresford, Suzy Clifton, Vera Molde: acteurs américains cités par les sœurs Ancelot et leur mère (p.234).

Un sergent major, auquel pense Chauvieux, qui s’était suicidé pour ne pas avoir à répondre d’un détournement de fonds (p.237).

Un général pacifiste, un curé aimant les libres penseurs et un directeur d’usine ménageant l’amour propre de son personnel, évoqués par Chauvieux (p.239).

Le metteur en scène de cinéma, porteur d’une visière, vu dans un studio par Milou (p.243).

Mademoiselle Logre : secrétaire de l’agence de M. Ancelot (p.245).

Daguesson : un concurrent de M. Ancelot que celui-ci appelle au téléphone (p.246).

Mutin : qui imprime en ronéo les circulaires de M. Ancelot (p.247).

Le jeune huissier qui en son temps était destiné à épouser Mme Ancelot alors jeune-fille (p.250).

Joë Dupont, auteur d’un article de presse sportive sur le cross de la veille – mentionné par Pierre Lenoir à sa belle-mère (p.253).

La femme de Louis Lenoir, une petite chanteuse de café-concert, dont se souvient Pierre Lenoir (p.289).

La nièce de Pontdebois qui habite Saint-Brieux à laquelle l’écrivain pense devoir écrire (p.251).

Le coiffeur Félicien Moutot
 (une quarantaine d’années) : un peu replet, au visage mou et au regard éteint (p.263).

Un seul garçon coiffeur travaille avec Moutot qui achève de couper les cheveux d’un gamin sous le regard de la mère (p.263).

Les hommes du quartier et quelques mariniers du canal Saint-Martin constituent la clientèle du coiffeur Moutot (p.263).

L’épouse de Félicien Moutot vient annoncer à son mari que le chef de cabinet  du ministre de l’Enregistrement demande à être reçu (p.266).

Quatre ou cinq des ministres de Blum qui sont venus l’autre soir voir Félicien Moutot avec des idées de révolution (p.267).

Le ministre des chemins de fer à voie étroite qui vient chez Félicien Moutot pendant les heures d’ouverture de la boutique (p.268).

Le ministre des Finances qui vient solliciter un entretien auprès de Félicien Moutot (p.269).

Julien (8 ans) : le jeune frère évoqué par Milou dans ses souvenirs d’enfance (p.271).

Mère Sainte-Philomène de la Rédemption : ancienne professeure de Mme Lasquin, adolescente, eut été fière de son élève (p.274).

Les voisins des Ancelot, à l’étage supérieur, dérangés par les éclats de voix, cognent au plafond (p.281).

Jouhaux, le syndicaliste secrétaire général de la CGT : sujet de la conversation entre Bernard Ancelot et Chauvieux (p.289).

Un groupe de ‘‘gisants couleur de terre cuite’’ : des vacanciers sur la plage du Pyla, parmi lesquels Micheline et Milou se font bronzer (p.290).

Une dame avec le gros ventre et les jambes grêles remarquée par Johnny sur la plage du Pyla (p.291).

Une autre dame de Paris, rencontrée par Mme Lasquin au Pyla, qui a connu Johnny par le passé (p.291).

Monseigneur Pourpier : une relation de Mme Lasquin (p.292).

Le barman à la casquette blanche de marin, dans le bar de la plage du Pyla (p.298).

Les tribuns sur l’estrade et une nombreuse assistance au meeting du Moulin de la Galette (p.300).

Des escouades d’agents de police à la sortie du meeting et un brigadier qui rabroue des jeunes porte-brassards (p.303).

Un inspecteur de police qui vient interroger Bernard sur son emploi du temps la nuit du meurtre (p.314).

Sept ou huit ministres chez le coiffeur Félicien Moutot à discuter de la décision de dévaluer, faisant du bruit à 2 h. du matin, Vincent Auriol qui manœuvrait la chasse d’eau  (p.323).

Victor Leblanc : trafiquant de stupéfiant, arrêté en possession d’un livret de caisse d’épargne au nom d’Emile Lanoir, a avoué être l’auteur du crime (p.325).

Lina R. (Nana-les-grosses-fesses) amie de Victor Leblanc, l’ayant trompé avec Milou Lanoir (p.325).

Les cinq millions de chômeurs que prévoit Félicien Moutot (p.326).

L’Anglais n’est pas intelligent, l’Allemand est lourd, l’Espagnol est fier, l’Italien est sournois, le Russe est rêveur… Le Français, lui, est frondeur (p.328).

Ces messieurs du haut commandement qui sont venus consulter Félicien Moutot, et qu’il ne faudrait pas beaucoup pousser pour qu’ils deviennent antimilitaristes (p.329).


Les lieux


L’action du roman se déroule presque exclusivement à Paris (dans divers quartiers en fonction du niveau de fortune des personnages) à l’exception de la région du Pyla où la famille Lasquin possède une résidence de vacances.

Saint-Honoré d’Eylau : lieu du mariage de Pierre Lenoir et Micheline Lasquin (p.147)

Egypte : où se fit le voyage de noces (p.147)

Rue Spontini : chez les parents de Micheline où a lieu du déjeuner au retour (p.147)

Champs-Elysées : lieu de manifestations et interventions de la police eu printemps 1936, évoqué par Pontdebois (p.153)

Cimetière de Passy : où vient d’être inhumé M. Lasquin (p.155)

Racing-Club où Pierre Lenoir se rend  pour étudier une nouvelle méthode d’économie respiratoire (p.159).

Les Dames de l’Assomption : institution religieuse citée où Mme Lasquin a été éduquée (p.160).

Une boîte de nuit fréquentée par M. Lasquin et sa maîtresse Elisabeth, mentionnée dans une lettre anonyme adressée à Mme Lasquin (p.160).

Cimetière de Passy : où Mme Lasquin se rend en pèlerinage un dimanche après-midi (p.162).

Place de l’Etoile, à l’angle Champs-Elysées/Avenue de Friedland : une troupe de gardes mobiles (p.168).

Rue de Tilsitt : dont les trottoirs sont couverts d’uniformes sombres (p.168).

Rue de La Boétie : où commence à régner une certaine agitation de la foule (p.169).

Un petit café de la rue de Ponthieu où Malinier entraîne Chauvieux (p.170).

Rue de l’Université où habite l’écrivain Luc Pontdebois dans un appartement de quatre pièces  inconfortable, meublé de façon volontairement hétéroclite et décoré de chromos (p.174).

Auteuil : où M. Lasquin a acheté une place à bâtir en 1920 pour y aménager un terrain de tennis (p.178).

Rue de Madrid où habitent les parents et les sœurs de Bernard Ancelot (p.179).

Le Mont Saint Michel : dont un chromo est accroché au mur de l’appartement de Malinier (p.187).

Rue Vivienne : où se situe le bureau de M. Ancelot (p.184).

Rue de La Condamine : où habite Malinier (p.187).

Rue des Batignolles : où se dirigent les familles endimanchées (p.187).

Entre la Bastille et la Nation : où une manifestation est prévue le dimanche après-midi (p.187).

La frontière de l’Est et la Rhénanie investies dans l’imagination de Malinier (p.188).

La Plaine Monceau : où M. Lasquin avait aménagé un appartement pour y rencontrer Elisabeth Malinier (p.194).

Un café rue de l’Université : d’où Elisabeth Malinier téléphone à Chauvieux (p.195).

9 rue de Phalsbourg, troisième étage : adresse de la garçonnière de feu M. Lasquin (p.195).

Rue Saint-Martin : où le groupe Ancelot échange des impressions sur le film soviétique (p.199).

Un café de Montparnasse : où les Ancelot rejoignent Germaine et ses amis (p.199).

Boulevard Sébastopol : que Milou et Mariette quittent pour s’engager dans une rue sombre (p.199).

L’hôtel à la façade neuve aux marbres noirs : où Milou entraîne Mariette (p.200).

Le garçon d’hôtel qui accompagne les clients dans l’ascenseur (p.201).

Rue Saint Denis : à proximité de laquelle se trouve l’hôtel où sont entrés Milou et Mariette (p.203).

Les bois de Meudon et de Ville-d’Avray : où Bernard Ancelot va se promener l’après-midi aux dires de Micheline Lasquin (p.225).

26 rue Vivienne : au sixième étage où se situent les bureaux de M. Léonard Ancelot (p.229).

Saint-Honoré d’Eylau où Micheline Lasquin assiste à la messe dominicale (p.230).

Rue des Très Frères : où habitait autrefois la famille Ancelot (p .232).

Courbevoie : où habite l’oncle Eloi des Ancelot (p.232).

Derrière Saint-Augustin, le long du square Laborde : où Chauvieux gare sa voiture (p.236).

A Montmartre chez Johnny (p.239).

La maison du Pyla  sur la baie d’Arcachon : propriété de Mme Lasquin (p.258).

Rue de Lille où se situe l’appartement dont Luc Pontdebois arpente les pièces (p.260). A noter que p.174, Marcel Aymé situe l'appartement de Luc Pontdebois rue Saint-Dominique.

Quai Voltaire où Pontdebois cherche en vain un taxi (p.261).

Place Saint-Michel où Pontdebois prend le métro (p.261).

La Gare de l’Est où Pontdebois est venu rencontrer M. Lenoir (p.261).

Faubourg Saint-Martin où Luc Pondebois et M. Lenoir déambulent côte à côte en parlant (p.262).

Rue des Récollets où se trouve la boutique du coiffeur Moutot (p.263).

Boulevard de Courcelles : où Bernard Ancelot et Chauvieux déjeunent dans un restaurant (p.289).

Tours, Poitiers, Barbezieux : villes traversées en voiture par Pierre Lenoir qui rejoint Micheline au Pyla (p.294).

Un restaurant boulevard de Courcelles où Pierre Lenoir et Chauvieux ont dîné (p.295).

Les camarades de jeu du jeune Roger au Pyla, les Rosenberg et leurs cousins Bloch (p.296).

Le bar le long de la plage du Pyla, but de promenade de Micheline et Milou (p.298).

Le Moulin de la Galette à Montmartre : où Bernard Ancelot assiste à un meeting (p.300).

Une garçonnière louée par Milou près de l’avenue de Wagram (p.301).

La rue Lepic où se dispersent les assistants du meeting (p.303).

La place du Tertre et la rue du Calvaire où se dirige Bernard à la sortie du meeting (p.303).

La rue Norvins, la rue Girardon, la place Constantin-Pecqueur où Bernard aperçoit une silhouette (p.304).

La rue Simon-Dereure où Bernard découvre le cadavre de Milou (p.304).

La rue Caulaincourt où Bernard reprend son calme (p.305).

La Méditerranée, la Mer Rouge, les îles, les Indes, les grands horizons évoqués par Chauvieux qui invite Bernard à partir (p.303).



Presse et travaux


Anagnostes (Les). « Travelingue de Marcel Aymé (Gallimard) ». Le Petit Parisien (22/01/1942), n°23651, p.2.

« Atlantic Bookshelf. Potpourri. The Miraculous Barber by Marcel Ayme ». The Atlantic Monthly 06/1951), pp.86-87 [Travelingue].

Bagnoud Alain. « Quatre critiques de romans de Marcel Aymé ». Cahier Marcel Aymé (2012),
n°30, pp.95-100. [Travelingue, Le Chemin des écoliers, Les Tiroirs de l’inconnu, Le Bœuf clandestin]

Baladier Louis. « Une lecture de Travelingue de Marcel Aymé ». In : Ecole des Lettres II, (15/10/1993), n°3, pp.15-49. 85e année, 72 pages.

Bélisle  Mathieu. « Travelingue et la sagesse de l'incertitude ». Cahier Marcel Aymé (2008), n°26, pp.5-18

Bishop Morris: « The Base in Heart - The Miraculous Barber, by Marcel Ayme ». The Saturday Review (21/04/1951), p.16. [Travelingue]

Blond Georges. « Travelingue, ouvrage d'un moraliste ». Je suis partout (07/02/1942), n°549, p.6.

Bourgeois André. « Travelingue : Pour qui remonte chrono-logiquement l'œuvre de Marcel Aymé, ce livre fait naturellement suite au Bœuf clandestin et à La Belle Image ». Site André
Bourgeois [Consulté le 23/04/2019]. http://andre bourgeois.fr/marcel_ayme.htm

Brasillach Robert. « Marcel Aymé ». Je suis partout. (13/09/1941), n°529, p.8. [Travelingue].

Brumes. « L'anatomie de la bêtise: Travelingue, de Marcel Aymé. Un positivisme bouleversant ». (29/04/2015). Https:// brumes.wordpress.com/2015/04/29/lanatomie-de-la-betise-travelingue-de-marcel-ayme/

Cahová Andrea. La France entre deux guerres dans les romans de Marcel Aymé et d‘Erich Maria Remarque. Master’s thesis. Masaryk University, Brno, Tchéquie (31/01/2011). Dir.: Mgr. Marcela Poučová, Ph.D., KFj PdF MU, Department of French Language and Literature - Faculty of Education.

Daniel. « En lisant Travelingue de Marcel Aymé ». Der Kreis/Le Cercle Heft 5, Band 23 (1955), pp.25-28. file:///C:/Users/ Utilisateur/Downloads/kre-003_1955_23__472_d.pdf

Dulac Jean-Loup. « Travelingue brille de mille qualités de fantaisie, de truculence, d'adresse, d'esprit et de liberté souveraine ». Le Cri du Peuple (16/01/1942).

Espiau Marcel. « Travelingue ». Les Nouveaux Temps (1942).
« Fiction Parade. The Miraculous Barber, by Marcel Ayme ». The New Republic, (20/08/1951). [Travelingue].

Franblan. « Travelingue de Marcel Aymé ». Critiques Libres (19 février 2010) http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/ 22288
Gerin René. « Travelingue et autres récits ». L'Œuvre (23 jan.1942), n°9549, p.2.

Jacobs Gabriel. « Reviews the book. Discours réaliste et discours satirique: L'Ecriture dans les romans politiques de Marcel Aymé. Travelingue, Le Chemin des écoliers, Uranus, by Dieter
Muller ». French Studies (../07/1996), vol. 50, n°3, p.359.

Karolyi Regina. « Marcel Aymé. Der Wunderbare Friseur. Das mondäne Paris zwischen den Weltkriegen: ein ausklingendes Zeitalter » (../05/2013) http://www.sandammeer. at/rez13/ayme-friseur.htm [Travelingue]

Lécureur Michel. « Travelingue. Notice ». In : Marcel Aymé. Œuvres romanesques complètes III. Gallimard, Bibliothèque de La Pléiade (2001), pp.1824-1830.

Lemarchand Jacques. « Dans la vitrine du libraire… : Marcel Aymé, Travelingue (NRF) ». Comoedia (21/02/1942), n°35, p.2.

Mac Orlan Pierre. « Travelingue ». Les Nouveaux Temps (06/02/1942).

Martineau Henri. « Marcel Aymé: Travelingue. Gallimard ». Le Divan (../03/1942), p.60.

Maxence Jean-Pierre. « Marcel Aymé vient de publier Travelingue … ». Aujourd'hui (14/01/1945).

Prescott Orville. « Books of the Times. The luncheon given by M. and Mme Lasquins in honor of their daughter Micheline … ». The New York Times (18/04/1951). [Travelingue].

Prescott Orville. « Livres du Times. Le déjeuner donné par M. et Mme. Lasquins en l'honneur de leur fille Micheline … » Non publié. [Travelingue. Traduit de l'anglais par J.P. Belleville]

Rabette. « Travelingue, par Marcel Aymé (N.R.F.) ». Paris-Soir (12/02/1942), n°557, p.2D.
« Review on The Miraculous Barber by Marcel Ayme ». Time (30/04/1951), vol. 57 n°18, p.120 [Travelingue].

Sacks Da Silva Zenia & PELL Gregory M. At Whom Are We Laughing? Humor in Romance Language Literatures. Cambridge Scholars Publishing (01/07/2013), pp.28-31. ISBN: 9781443847971. [Travelingue].

Schwartz Delmore. « The Miraculous Ayme and Others ». The Partisan Review (../09/1951), Vol. 18 No. 5 pp.575-581. [Travelingue]

Sibylline. « Travelingue - Marcel Aymé. Aymé = l’œil américain ». Auteur des mois de décembre 2009 & janvier 2010: Marcel Aymé (../01/2010). http://www.lecture-ecriture.com/evenement.php?evt=39

Swados Harvey. « Reviews several books. The Miraculous Barber, by Marcel Ayme ». New Republic (20/08/1951), vol.125, n°8, p.21. [Travelingue].

« Travelingue de Marcel Aymé ». (17/10/2011). http://webcache. googleusercontent.com/search?q=cache:http://lesorogeneseserogenesdeugene.blogspot. com/2011/10/travelingue.html

Truc Gonzague. « Travelingue ». La Gerbe (22/01/1942), n°80.

« Wir pfeifen auf den Untergang. So schrill war Paris in den Dreißigerjahren: Marcel Aymés total überdrehte Politsatire, Der wunderbare Friseur (Travelingue) ». Die Welt (25/05/2013). http://www.welt.de/116504210.
Citations

A propos de Chauvieux :
 « … il était incapable d’un préjugé favorable à l’égard d’une classe sociale et se montrait plus attentif aux individus qu’aux catégories. Sa tranquillité, son sérieux, sa politesse et certain désenchantement des hommes qui paraissait dans sa façon d’accueillir, leurs fautes sans la moindre surprise, lui valait généralement la curiosité sympathique des ouvriers. » (pp.166-167).

« Chauvieux qui avait passé une partie de sa vie à se défendre contre les abus de la morale, méprisait d’instinct toutes les religions sociales où il ne distinguait que venin de cuistres, aigreurs de curés et larmoiements d’eunuques » (p.168).Chauvieux à Malinier : « On ne connait jamais le dessous des choses et rien n’est plus dangereux que de raisonner sur des suppositions. La sagesse est de s’en tenir aux apparences » (p.173).

Chauvieux : « La morale ne dispose guère à l’amour, ni à quoi que ce soit, du reste. Son rôle est de s’interposer, d’amortir, d’empêcher. ». (p.213)

Luc Pontdebois à M. Lenoir : « Pour le public et même pour les spécialistes de la littérature, les titres et les honneurs sont des garanties de la solidité d’une œuvre ». (p262).

Félicien Moutot : « Je ne suis pas militariste, moi. Je n’ai jamais admis qu’un individu, parce qu’il a des galons sur les manches, se donne le droit de commander aux autres. Je ne reconnais que le mérite. » (p.268).

« … mais j’estime une bonne chose, c’est qu’un homme en vaut un autre et que le fait d’être d’un côté ou de l’autre de la frontière ne signifie rien » (p.268).

Chauvieux : « Une passion qui n’apporte à la vie rien de plus qu’une saveur et qui ne construit ni ne démolit rien ne lui semblait pas une chose très importante ». (p.310)