La Vouivre

La finitude de l’homme face à l’éternité d’un être mythique dans la plaine jurassienne


Marcel Aymé
Œuvres romanesques complètes
La Pléiade III (pp.527-702)

Le contexte

La Vouivre écrite en 1942-1943, est d'abord publiée en 22 épisodes dans l'hebdomadaire La Gerbe entre le 15 juillet et le 9 décembre 1943, avant de paraître le 30 décembre chez Gallimard dans la collection blanche.

Durant l'Occupation, Marcel Aymé écrit des œuvres où le fantastique occupe une grande place ce qu'il ne l'empêche pas de brocarder discrètement l'occupant en campant le personnage de Teutobock, roi des Teutons envahisseurs de la Gaule, mis en déroute par un certain Marius.
De plus, le rubis que lui a dérobé la Vouivre se révèle être un objet maléfique qui sème la mort parmi ceux qui le convoitent.

Cette histoire de paysans jurassiens, où l'on retrouve le procédé narratif du réalisme magique, avec l'humour et la poésie propres à Marcel Aymé, est une réflexion sur la condition humaine.


Les thèmes

Une réflexion sur le sens de la vie et la finitude humaine :

la confrontation entre un homme mortel et la Vouivre, être mythique éternel.
- le heurt de deux cultures : la culture catholique chrétienne et la culture païenne d’origine.
- l’opposition entre l’amour et la mort.

Les querelles incessantes :
- entre ‘‘radicaux’’ et ‘‘cléricaux’’ dans la plaine jurassienne au lendemain de la Grande Guerre.
- entre les esprits rationnels se moquant des légendes et ceux prêts à croire au surnaturel.
- entre ceux qui entretiennent les vieilles rancunes entre familles de villageois et ceux qui les jugent sans fondements.

Les amours
 paysannes sous diverses formes :
– amour charnel (Arsène Muselier/La Vouivre) – sentimental (Arsène/Juliette Mindeur) – feint et intéressé (Arsène/Rose Voiturier) – fraternel et protecteur Arsène/Belette) – inavoué et non consommé (Louise Muselier/Urbain le commis) – dérisoire et fantasmé (Requiem/La Robidet).


Synopsis


Un être mythique, la Vouivre, la femme aux serpents qui hante les bois et les plaines du Jura depuis la nuit des temps, vient troubler la quiétude du village de Vaux-les-Dévers, aux lendemains de la Grande Guerre.

Très belle, elle a pour habitude de se baigner nue dans les étangs après avoir déposé sur la berge sa robe blanche et son diadème porteur d’un énorme rubis. Les imprudents qui tentent de s’emparer du précieux trésor sont aussitôt assaillis et tués par une nuée de serpents obéissant à la Vouivre.

Le personnage principal, Arsène Muselier, est plutôt attiré par le charme féminin de la Vouivre qui, de son côté, est sensible à ce qu’on s’intéresse plus à elle qu’à son rubis. Une liaison se noue entre l’homme mortel et l’être immortel.

Parmi les personnages les plus contrastés, outre La Vouivre et Arsène, figurent Requiem, le fossoyeur alcoolique, sonneur de cloche et amoureux d’une clocharde – Germaine, dite la dévorante, une nymphomane à la carrure gargantuesque – Belette, la petite servante, malingre – Urbain, le vieux commis fatigué par 30 ans de labeur – La Robidet, clocharde que Requiem considère comme une princesse.

Chez les paysans, la possession des terres et des biens, et le travail des champs sont plus importants que les soucis d’éternité. Les anciennes croyances païennes se heurtent à la religion catholique. Le curé assimile la Vouivre à une créature du démon alors qu’Arsène la considère comme faisant partie de l’humanité.

Des amours de toutes sortes, des intérêts divergents, des haines entre familles et au sein de celles-ci agitent cette communauté paysanne. Les radicaux (Maire et instituteur) se chamaillent avec le curé à propos de l’existence de la Vouivre, de l’intérêt d’une procession, de la perspective des élections, etc.


Mais la mort a toujours le dernier mot. C’est elle qui donne un sens à la vie de l’homme. La Vouivre ne peut pas le comprendre.


Les personnages


Une centaine de personnages fréquentent les pages du roman, parmi lesquels dix assurent les premiers rôles.

(Par ordre d’apparition dans le roman)

Arsène Muselier
 (23 ans): personnage principal (p.529).

Les Mindeur : famille en froid avec les Muselier depuis trois générations (p.529).

Le frère aîné d’Arsène mentionné par le narrateur (p.530).

La Vouivre
 : apparait à Arsène dans la forêt (p.531).

Saint-Xavier, dont l’effigie en plâtre orne un des piliers de l’église de Vaux-les-Devers (p.537)

Noël Mindeur : chef de famille, que dépasse Arsène sans lui adresser la parole (p.538).

Les chiens Léopard (des Muselier) et Seigneur (des Mindeur) aux prises dans la cour des
Mindeur (p.539).

Armand : fils des Mindeur, qui assène des coups au chien Léopard (p.539).

Germaine Mindeur 
: une fille des Mindeur (dite La Dévorante) apparaît à la fenêtre (p.539).

Juliette Mindeur 
(20 ans) : autre fille des Mindeur, la plus jeune, jolie et sérieuse (p.539).

Emilie Muselier : belle-sœur d’Arsène, lave du linge à la mare (p.540).

Belette 
(16 ans) : la servante des Muselier depuis six mois, tire de l’eau au puits (p.540).

Louise Muselier
 : la mère cherche une terrine dans un placard (p.540).

Victor Muselier 
: frère aîné d’Arsène, lit un journal près de la fenêtre (p.540).

Urbain 
: le domestique des Muselier depuis 30 ans, est assis à sa place au bas-bout de la table (p.540).

Auguste et Pierre : les deux gamins de Victor qui chahutent la servante (p.541).

Requiem 
: le fossoyeur alcoolique de Vaux-les-Dévers (p.544).

Un garçon de 15 ans qui la veille était tenté par le rubis de la Vouivre (p.550).

La bête faramine, évoquée par Victor et sa mère, qui ne tient plus au bois par les nuits noires (p.553). Trois têtes pâles avec un gros œil au milieu du front (p.555).

Clotaire Guérillot qui a vu la bête faramine il y a plus de 40 ans– cité par Louise Muselier (p.554).

Bouvillon dont la maison a brulé il y a plus de 40 ans– cité par Louise Muselier (p.554).

Léontine Tourneur, d’une famille de Roncières, femme de Clotaire Guérillot (p.554).

Les Coudrier qui s’en revenaient d’Aumont en voiture à cheval (p.556).

Le curé de Vaux-les-Dévers qui écoute Arsène en confession (p.560).

La Robidet
 : une ‘‘traînée’’ la concubine du fossoyeur Requiem (p.560).

Adeline Bourdelon : qui dit au curé en confession qu’un diable cornu l’a assaillie au grenier (p.561).

Monseigneur La Jaille : évêque de Saint-Claude auquel rapporte le curé de Vaux-les-Dévers (p.561).

Alexandre Muselier : le père d’Arsène,  mort une vingtaine d’années auparavant (p.563).

Denis et Vincent Muselier : les deux frères aînés d’Arsène, l’un caporal l’autre simple soldat dans la même compagnie au 44e d’infanterie, morts à la guerre à un an d’intervalle (p.563).

Honoré Burtin : dont le fossoyeur Requiem creuse la tombe (p.564).

Judet : le tenancier du bistrot de Vaux-les-Devers où vient boire Requiem (p.564).

Les Champbornier : famille aisée qui a une concession perpétuelle au cimetière (p.565).

Le père de Requiem : peut-être enterré là où Requiem exhume un crâne assez bien conservé (p.561).

Des faneurs se pressent de mettre le foin en tas avant la pluie (p.168).

Rose Voiturier (25 ans) : l’unique héritière du maire Faustin Voiturier, longue, maigre, vouté, ni hanches ni mollets, visage ingrat, mais aimable, vive d’esprit, douce de caractère (p.571).

Un garçon de Roncières, fiancé à Rose Voiturier pendant 2 ans, avant de partir à Besançon avec une créature sans le sou mais bien engorge (p.571).

Faustin Voiturier : maire de Vaux-les-Dévers, petit homme sec, propriétaire le plus important du pays (p.571).

Les deux plus jeunes frères qui partageaient autrefois le lit de Belette et une fillette de deux ans qui dormait avec les parents (p.573).

Les deux fillettes de l’instituteur – la plus jeune âgée de trois ans - qui jouent dans la cour de l’école (p.174).

Humblot l’instituteur de Vaux-les-Dévers  depuis 4 ans (et sa femme institutrice pour les filles) que le maire vient voir (p.574).

Joseph Bonvalot : un homme sérieux qui a vu la Vouivre selon le maire (p.576).

Noël Million, le gendre à Jouquier, et Jean Merrichaux et sa sœur ont également vu la Vouivre (p.576).

Les Jouquier, les Tétignots, les Lamblin qui étaient à la messe dimanche, l’avant-veille (p.577).

Les vieilles filles, les vieillards, quelques têtes faibles (la partie morte de la population) sur lesquels le curé pense avoir conservé de l’empire (p.580).

Les premiers êtres humains qui peuplèrent le Jura, racontés à Arsène par la Vouivre (p.584).

Le maréchal-ferrant que Victor va quérir pour faire une réparation au moyeu de la faucheuse (p.586).

Louis, le frère de Louise Muselier qui vit à Bersaillin, Glodepierre, et le garçon de sa sœur Zabelle, sont moins proches que le vieux commis Urbain (p.589).

Céleste Mindeur : la mère qui qui prépare la soupe (p.594).

Léon Poutiot : qui possède un champ de turkis (maïs) près du bois (p.596).

Guste Beuillat : avec lequel Germaine Mindeur ‘‘causait’’ près de la lisière du bois (p.597).

Une grosse femme dépeignée qui sert un litre de vin rouge à Requiem et Arsène (p.600).

Une paysanne marchandant de la toile sur le marché (p.602).

Angèle Mérichaux, la femme du forgeron, qu’Arsène rencontre à Dole (p.603).

Le garçon et la fille d’Angèle Mérichaux qui, selon elle, auraient vu la Vouivre (p.604).

Un chanteur ambulant accompagné d’un accordéoniste, et des badauds, sur la place aux Fleurs (p.605).

Une famille de paysans installée à la terrasse d’un petit café, à côté de la table d’Arsène et de la Vouivre. Des gens d’Offlanges ou de Moissey selon la Vouivre (p.605).

La fillette poussant un cri à la vue d’une vipère dont la tête dépasse du sac à main de la Vouivre (p.606).

Des Polonais, des voyous de la ville, des filles sales rencontrés par la Vouivre dans le café de la rue du Vieux Château (p.606).

Des ouvriers de chez Peugeot, faisant une forêt serrée au cours d’un ‘‘métingue’’ à Valentigney (p.606).

Condé qui fit le siège de Dole en 1636, et son fils, le Grand Condé, cités par la Vouivre (p.608).

Des Français, des Allemands, des Croates, des gens des cantons (Suisse), et les plus mauvais, les Suédois, qui ravagèrent la Comté, cités par la Vouivre (p.608).

Loïse : une femme de Vaux-les-Dévers que Requiem questionne au sujet de la Robidet (p.611).

Ernest : un homme de Vaux-les-Dévers que Requiem questionne au sujet de la Robidet
(p.611).

Les enfants agenouillés dans l’église et les quatre hommes du chœur chantant (p.619).

Le forgeron endimanché, Noël Mindeur, Léon Geindre et Julien Maitrot chantant en latin à la messe (p.620).

Un groupe de quatre hommes attablés au café Judet, amis du maire, qui ne souhaitent pas que Beuillat leur soit présenté (p.624).

La statue de Sainte Philomène, aux côtés de celle de Saint François Xavier dans l’église, (p.624).

Les sœurs Moineau, trois vieilles filles réputées les plus pieuses de la paroisse, passent devant le café (p.625).

Jouquier, le maçon, que son fils doit rejoindre, apporte ses outils et des sacs de chaux pour la construction de la maison d’Urbain (p.628).

René Jouquier, le fils du maçon, qui arrive en retard sur le chantier après s’être attardé chez Judet (p.632).

La veuve Beuillat (43 ans) : mère de Guste Beuillat qui cherche son fils (p.648).

Nestor Glingois : le marchand de cochons de Sénecières, surpris en 1917 par le caporal Beuillat du 60e RI, à sabler le mousseux avec sa femme. Ce dernier aussitôt reparti au front y trouvera la mort 3 semaines plus tard (p.649).

Les gendarmes de Sénecières venus à bicyclette constater la mort de Guste Beuillat (p.657).

Le médecin de Sénecières auquel les gendarmes comptent demander d’examiner le corps de Guste Beuillat (p.657).

Le brigadier, un méridional, son subordonné un Jurassien nommé Badiot (p.658).

Le chanoine Gallié, curé de Poligny, qui accompagne le curé de Vaux-les-Dévers à l’évêché (p.663).

Le grand vicaire de l’évêché qui reçoit le chanoine Gallié et le curé de Vaux-les-Dévers (p.664).

M. Flagousse, le député dont la photo est suspendue au mur de la cuisine de Voiturier (p.635).

Un enfant derrière une vitre, triste et pensif de devoir faire sa toilette du dimanche (p.637).

Teutobock, 2 mètres de haut, avec un chignon de cheveux blonds, le roi des Teutons, qui viola la Vouivre au bord du Doubs il y a 2.000 ans, et qui se fit voler le rubis par cette dernière (p.668).

Un certain Marius qui vainquit Teutobock et extermina son armée il y a deux mille ans (p.668).

Meunier (habitant de Roncières) s’est fait prendre le dimanche précédent avec un tramail. L’autre dimanche c’était un d’Arcières (p.674).

Des garçons du village venus chez les Mindeur pour aider à la besogne (p.684).

Le fils du facteur (14 ans) et les quatre petits-fils du notaire, dépucelés par la Dévorante (p.684).

Les autres bergers en compagnie desquels Belette garde ses vaches sur les prés (p.686).

Des gamins qui jouaient sur l’emplacement de la maison roux (p.693).

Sainte Ursule : nom inventé par le curé pour baptiser une relique anonyme (une mâchoire) que les radicaux appelaient par dérision ‘‘Sainte Mâchoire’’ (p.695).

La procession avec tous les habitants du village se met en mouvement (p.696).


Les lieux

L’action du roman se déroule à la campagne dans la commune de Vaux-les-Dévers, avec une courte séquence à Dole, ville située à 15 km au nord du village.


La Vieille Vaîvre : une terre humide d’environ un hectare, un pré où Arsène Muselier fauche (p.529).

Un champ de seigle appartenant à la famille Mindeur (p.529).

La fontaine du Solare vers laquelle se dirige Arsène dans la forêt (p.531).

L’étang des Noues vers lequel se dirige la Vouivre (p.532).

L’église de Vaux-les-Dévers : Marcel Aymé s’est inspiré de l’église de Villers-Robert où il a vécu son enfance chez ses grands-parents (p.537)

La maison des Mindeur située au bord de la route à 150 m de celle des Muselier (p.538).

Le village de Roncières vers le sud de Vaux-les-Dévers  (p.538).

Dole
 : où Arsène avait acheté à la foire une robe à Belette ().544).

La Loue
 : rivière où la Vouivre se baignait la veille (p.550).

Roncières : village situé à 5 ou 6 km de Vaux-les-Dévers  (p.554).

Les Deux-Chênes : lieu-dit sur la route de Roncières à Vaux-les-Dévers  (p.554).

Aumont : village, situé à 12 km de Vaux-les-Dévers  (Villers-Robert), d’où s’en revenaient les Coudrier (p.556).

La foire de Longwy : où, il y a 20 ans, le curé de Vaux-les-Dévers  a vu un charmeur de serpents (p.562).

Chez Judet : le bistrot du village où vient boire Requiem (p.564).

Le creux Louvier : lieu-dit sur la rivière où Requiem tend des cordes - lignes de fond (p.566).

Une masure abandonnée : l’ancienne demeure de la famille de Belette (p.568).

Le chemin Gaugé : où Juliette a aperçu Arsène l’avant-veille (p.571).

L’étang de la Chaînée : où Joseph Bonvalot a vu la Vouivre se baigner (p.576).

Neublans : village aux frontières de la Bresse d’où l’instituteur Humblot est originaire (p.577).

La Croix de chez Rabutot : point de chute d’une petite procession suggérée par le maire au curé (p.582).

L’étang de la Chaînée, l’étang des Noues et la morte du Vieux-Château : itinéraire d’une vraie procession exigé par le curé (p.583).

Les bois de Sénecières de l’autre côté de la rivière (L’Orain) où décline le soleil (p.583).

Les grottes d’Arlay, de Rochedanne, de Gonvillars, de Rochefort où la Vouivre raconte avoir guidé les premiers hommes (p.584).

Le lac de Chalain, les cités séquanaises de Besançon, d’Abiolica, de Mandeure, de Segobodium, d’Arinthod (p.585).

Lixavium (Luxeuil) où les riches séquanes venaient prendre les eaux (p.585).

La Bedugue : par où Arsène âgé de 5 ans et sa mère étaient arrivés en vue de Dole (p.599).

L’Hôtel de la Pomme d’Or, au bas de la Grande Rue, où ils avaient laissé le cheval (p.599).

L’Hôpital où on avait retiré le caillou de l’oreille d’Arsène (p.599).

Rue des Arènes : rue principale empruntée par Arsène et sa mère (p.600).

Le champ de foire où Arsène a vendu des taurillons (p.600).

Un café obscur où Requiem entraîne Arsène (p.600).

La rue des Vieilles Boucheries où Arsène voit La Robidet fumant un mégot (p.602).

La Place Nationale au pied de la tour de la Collégiale où se tient le marché (p.602).

Des boutiques de la rue principale : marchand de jouets – quincaillerie – où Arsène fait divers achats (p.603).

La Place aux Fleurs où Arsène passe pour la seconde fois en flânant (p.605).

Un petit café proche du Champ de Foire où la Vouivre et Arsène s’installent à la terrasse (p.605).

Le café de la rue du Vieux Château (café de la Comète) où la Vouivre dit être entrée la veille (p.606).

Valentigney où la Vouivre dit avoir assisté à un ‘‘métingue’’ (p.606).

La gare de Mont (Mont-sous-Vaudrey) où la Vouivre a pris le train pour venir à Dole (p.607).

L’embranchement de la route d’Arcières où la Vouivre descend de voiture (p.608).

La Vieille-Loye dans la forêt de Chaux (p.609).

La nef de l’église de Vaux-les-Dévers dans laquelle le curé officie en pensant à la Vouivre (p.617).

Le jardin de la cure d’où, la veille, le curé a vu la Vouivre précédée du serpent sur les près fauchés alors qu’il arrosait un carré de fraises (p.617).

Dans le cimetière les Muselier se recueillent sur les tombes de la famille : Denis, Vincent et Alexandre, le père (p.620).

Le terrain communal de la Reveuillée où Arsène décide de construire en une nuit une maison pour Urbain (p.626).

La maison d’Urbain : comportant deux pièces, construite en une nuit en contrebas du cimetière (p.637).

Le champ des Jacriaux : qu’Arsène donnera à Urbain avec l’accord de sa mère (p.634).

La place des Carmes où, selon Beuillat, la Robidet faisait le Polonais à 50 sous, la nuit (p.643).

Le Doubs : la Vouivre raconte avoir rencontré le roi des Teutons alors qu’elle était couchée sur les graviers du Doubs, il y a deux mille ans (p.668).

Mandeure : où Teutobock fut capturé et livré aux Romains il y a 2.000 ans (p.669).

La cathédrale Saint-Jean de Besançon : où le maire Voiturier va se confesser en cachette de ses administrés (p.973).

Le creux du Grillalot : que surveille Requiem espérant y voir venir la Vouivre (p.675).

A Dole au 18 : il s’agit probablement d’une maison de tolérance située dans l’actuelle rue du théâtre et signalée à l’époque par une lanterne rouge (p.676).

La ‘‘fruitière’’ (coopérative laitière) où Belette portait le lait matin et soir (p.685).

L’emplacement de la maison Roux détruite deux ans auparavant où jouaient des gamins (p.693).

La morte du Vieux-Château : par où passera la procession (p.694).



Presse et travaux

Amphyon Gérard. « La Vouivre. Tassenières (Déc.1983) ». Cahier Marcel Aymé (2006), n°24, p.141-142.

Bauer François-Charles. « Littérature à Vaux-les-Devers ». Je suis partout (03/03/1944), n°655, p.4.

Belleville  Jean-Pierre. « Julio Cortazar traducteur de Marcel Aymé ». Cahier Marcel Aymé (2018), n°36, pp.101-110.  

Berksoy Berkiz. « Voyage aux sources d'une légende ». Synergies Turquie (2012), n°5, pp.55-69.  

Blanchot Maurice. « Le Bonheur de conter ». Journal des débats politiques et littéraires (02/03/1944), n°1271, p.2  

Błońska Wanda «Rusałka to powieść przewrotna … ». Extrait de Poslowie (Postface) in : Rusalka (La VouivrePrzeł. W. Błońska. Kraków 1981], (13/10/2006) https://www.biblionetka.pl/book.aspx?id=24031

Błońska Wanda « Rusałka un roman énigmatique … ». Extrait de Poslowie (Postface) in : Rusalka (La Vouivre) Przeł. W. Błońska. Kraków 1981], (13/10/2006) [Traduit du polonais].

Boileau Perrine. « La Vouivre: Analyse complète de l'œuvre ». FichesDeLecture.com (08/06/2015), 34 pages. https://www. amazon.fr/vouivre-Analyse-compl%C3%A8te-loeuvre-ebook/dp /B00Z7CCKMW.

Bordillon Henri. « La Vouivre, tragédie paysanne ». Cahier Marcel Aymé n°1 (1982), pp.107-113.

Boudard Alphonse. « Sous le charme de Marcel Aymé ». Le Monde [des Livres] (29/07/1983), n°11975, p.14.

Bouloumié Arlette. « La réhabilitation de Mélusine dans La Vouivre de Marcel Aymé et Possession d’Antonia Byatt ». In : Mélusine: moderne et contemporaine. (Etudes réunies par A. Bouloumié & H. Béhar). L’Age d’Homme (2001), pp.253-265 - ISBN: 9782825115350.

Bourgeois André. « La Vouivre : Voilà bien le roman fantastique le moins fantastique que je connaisse ! » Site André Bourgeois [Consulté le 23/04/2019]. http://andrebourgeois. fr/marcel_ ayme.htm

Brasillach Robert. « Une féerie jurassienne. Marcel Aymé : La Vouivre (Gallimard) ». Le Petit Parisien (29/01/1944), n°24274, p.2.

Châteaureynaud Georges-Olivier. « Un fantastique malicieux (Marcel Aymé) ». In : Contre la perte et l'oubli de tout. Albin Michel (29/08/2018). ISBN : 9782226431264  

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Dufresnoy  Claude. Le milieu paysan dans La Vouivre. D.E.S. Enset/École Normale Supérieure de l'Enseignement Technique (1958).

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Favre  Yves-Alain. « Préface ». In: La Vouivre illustrée par 21 gravures de Jean-Marcel Bertrand. Les Bibliophiles comtois, Besançon (1987), in-4 en feuilles, 295 pages.

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Jadin Jean. « Note de lecture : La Vouivre de Marcel Aymé ». (28/11/2018). http://jeanjadin.blogspot.com/2018/

K. (Mr K.). « La Vouivre de Marcel Aymé. Le Capharnaüm éclaté » (18/12/2010) : http://cafardsathome.canalblog. com/archives/ 2010/12/18/19908305.html.

Labere Nelly. Etude comparée du mythe de Mélusine au Moyen Âge et au XXe siècle dans Mélusine ou l'histoire des Lusignan de Jean d'Arras, Le Roman de Mélusine de Coudrette, Carnage de Jacques Audiberti, La Vouivre de Marcel Aymé, Mélusine ou la robe de Saphir de Franz Hellens. Maîtrise de Lettres sous la direction de Michèle Gally et Jean-Pierre Morel. Université Paris 3 (../06/1998).

Le Bouquineur. « La Vouivre - Marcel Aymé. Les serpents de la Vouivre ». Auteur des mois de décembre 2009 & janvier 2010: Marcel Aymé. (../01/2010). http://www.lecture-ecriture.com/evenement.php? evt=39

Lécureur Michel. « La Vouivre. Notice ». In : Marcel Aymé. Œuvres romanesques complètes III. Gallimard, Bibliothèque de La Pléiade (2001), pp.1862-1870.

Leroux Françoise. « Lire: Marcel Aymé (1902-1967) ». La Guingette (05/01/2008) laguinguette.com/lejournal/2008/ 01cult/ [article bilingue français-anglais - La Vouivre]

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Mazur Maciej. « Elle vient d’arriver. A propos de Rusalka (La Vouivre) par Marcel Aymé ». ART papier - ISSN 2658-1086 (14/07/2019). Non publié [Traduit du polonais].

Natter Philippe. « Les deux vouivres ». Revue Universelle des Faits et des Idées (../02/1989), n°145, pp.37-42.

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Protin Sylvie. « Marcel Aymé, La Víbora : un fantastique discret » (2003). http://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart. php?id= lyon2.2003.protin_s&part=83061.  

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Sejan. « Avant le reste, Marcel Aymé: La Vouivre ». Autre Monde (17/07/2011). http://ednat.canalblog.com/archives/2011/07/17/21626368.html

Seth. « La Vouivre (Marcel Aymé) » Le Blog de Seth (11/11/2011) http://seth-chroniques.over-blog.com/article-la-vouivre-marcel-ayme-88513395.html

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Ulman Anatol. « Diadem Rusalki ». (../07/2016),
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Citations


Description de la Vouivre : « Derrière la vipère apparut une fille jeune, d’un corps robuste, d’une démarche fière. Vêtue d’une robe de lin blanc arrêtée au bas du genou, elle allait pieds nus et bras nus, la taille cambrée, à grands pas. Son profil bronzé avait un relief et une beauté un peu mâles. Sur ses cheveux très noirs relevés en couronne, était posée une double torsade en argent, figurant un mince serpent dont la tête, dressée, tenait en sa mâchoire une grosse pierre ovale, d’un rouge limpide ». (p.531).

Arsène Muselier : « Tout ce qui se passe au fil de la vie sans pouvoir s’y mêler ne mérite pas qu’on s’y arrête sérieusement ». (p.543).
« Le surnaturel n’étant pas d’un usage pratique ni régulier, il était sage et décent de n’en pas tenir compte ». (p.543).
« Cette façon des apôtres d’aller raconter les miracles qu’ils avaient vus lui paraissait inconvenante. […] Être poli et bien éduqué, c’est justement ça, garder pour soi les histoires qui pourraient déranger le monde ». (p.543).
« … il estimait assez déraisonnablement qu’une ombre d’espoir sur cette terre valait plus qu’une solide assurance pour l’autre monde ». (p.547).

Le Curé : « S’il avait eu femme et enfants,  il aurait participé à la vie de Vaux-les-Dévers et, par toutes ses racines et surgeons, assuré son emprise sur les âmes. Le Verbe s’est fait chair, pensait-il, c’est une commodité qu’on ne devrait pas refuser à un pauvre curé de village ». (p.580).

La Vouivre : « Dans ta tête de bois, tout est noyé d’ombre et de brouillard. Mais depuis que les prêcheurs d’infini sont venus vous détourner de vos dieux, vous êtes tous comme ça, les Jurassiens ». (p.585)

La Vouivre : « La nature, je la vois mieux dans les villes, je t’assure. La ville c’est la vraie forêt. Des sentiers profonds, de fourrés, des corridors sombres, les maisons qui s’accolent toutes, une mêlée, et des vies tapies, d’autres pressées, l’aventure, les femmes guettées, les batailles, les foules, les vices et tous les instincts ». (p.606).
« La nature ne se perd pas. Ce qui se défait d’un côté se refait d’un autre ». (p.606).

La Vouivre : « Vous autres, vous vivez, mais moi qui n’ai ni commencement ni fin, je suis, simplement ». (p.668).

Arsène : « L’éternité de cette existence de fille qui n’avait à compter ni avec la mort ni avec le hasard, lui donnait un peu de vertige et d’écœurement ». (p.669).

Louise Muselier, la mère d’Arsène : « La Vouivre, je ne voudrais pas être d’elle. Une fille qui ne meurt pas, ce n’est pas à faire envie ; quand on est de faire une chose, si on n’en voit pas venir le bout, on ne sait pas ce qu’on fait et on ne fait autant dire rien ». (p.682).

La Vouivre : « La Vouivre, penchée sur le visage du mort, cherchait dans ses yeux sans regard le secret du grand mystère qu’elle ne devait jamais connaître ». (p.702).